L’inquiétante étrangeté de Cube Escape

En 2018, vous avez sûrement tous et toutes déjà expérimenté ou du moins entendu parler des escape games. Ce sont ces jeux où l’on doit s’évader d’une salle avec son équipe en une heure en résolvant des énigmes. Bon et bien laissez-moi vous parler de l’escape room.

L’escape room (ou escape-the-room ou escape game) est avant tout un genre de jeu vidéo qui existe depuis les années 80 et qui consiste à devoir sortir d’une pièce (virtuelle) fermée en résolvant des énigmes. Bon là, il n’y a pas nécessairement de temps imparti, ça dépend des jeux. Si vous restez des heures coincé.es dans votre jeu, ce n’est pas trop grave. Dans un escape game réel, ça pose des petits soucis d’organisation (faut ramener sa tente, sa glacière, prendre des RTT etc.). L’escape room en revanche est un genre de jeux qui repose sur un principe extrêmement simple, qui peut aisément être conçu et développé par n’importe qui,  et qui peut occuper des heures. D’ailleurs, ils ont pullulé parmi les petits jeux flash qu’on a pu voir sur Internet dans les années 90, et début 2000.

Mais le genre n’est pas mort, loin de là. À l’occasion de la sortie du dernier jeu Paradox, on va parler d’une série qui en a fait sa spécialité et qui l’a élevé à un autre niveau. Parlons ensemble de Cube Escape.

Stranger Lynch

Cube Escape est donc une série de 10 jeux dans lesquels le protagoniste est enfermé dans une pièce et on doit résoudre des énigmes pour en sortir. Mais ça ne s’arrête pas là.  Cette série a été créée par le studio Rusty Lake, du même nom que l’endroit où se déroulent tous leurs jeux. Et chaque jeu va nous donner un nouveau point de vue et de nouveaux éléments sur ce qui est en train de se passer à Rusty Lake. La série des Cube Escape est d’ailleurs complétée par une autre série de jeux appelée…Rusty Lake, qui comporte des jeux plus longs qui nous en apprennent plus sur l’histoire de ce lieu étrange.

Dessin d'un homme sur une barque sur un lac vu de loin. Titre de Rusty Lake au dessus de l'image.
Le logo du studio Rusty Lake

Mais que se passe-t-il donc à Rusty Lake ? Eh bien, il y a eu un meurtre. Ou plutôt un suicide. En fait, on n’est pas trop sûrs. Ce qu’on sait, c’est qu’une dénommée Laura Vanderboom a été retrouvée morte à Rusty Lake et que le détective Dale Vandermeer enquête sur sa mort. Tout au long des jeux, nous en allons en apprendre plus sur cet évènement et détricoter cette histoire qui semble avoir des ramifications plus importantes que ce qu’il semblait : Quelle est cette ombre noire qui semble survenir à chaque tragédie à Rusty Lake ? Qui est Laura ? Quel est le rôle de Dale dans tout ça ? Et celui des cubes ? Qui sont ces personnages avec des têtes d’animaux ? Y a-t-il du surnaturel, de l’occultisme mêlé à tout cela ? Et que vient faire Van Gogh dans tout ce pataquès ?

Un cadavre de femme sur le ventre avec des traces de sang dans une pièce.
La scène de crime de Laura Vanderboom

Une seconde…

Un détective brun appelé Dale, qui enquête sur la mort d’une jeune femme prénommée Laura, dans une petite ville mystérieuse et étrange, le tout dans une histoire pleine de symbolisme et de potentiels évènements surnaturels…sans compter la présence de certains animaux, certains décors ou les gens qui parlent à l’envers…ça ne vous rappelle rien ?

Et si je vous montre ça ?

Vue d'une route près des montagnes et de la forêt avec un panneau "Bienvenue à Twin Peaks" et le titre Twin Peaks au centre de l'image.
Le générique de la série TV Twin Peaks de David Lynch

Eh oui, la saga Cube Escape a des bon relents David Lynchien. Et ce n’est pas un hasard car les développeurs ont déclaré que Twin Peaks (la série de David Lynch, donc) était une inspiration directe pour leurs jeux. Mais si on part sur les mêmes bases, c’est loin d’être une simple copie et c’est bien une nouvelle histoire qui est proposée. Une histoire de la ville, de certaines de ses familles, de tragédies, de rituels, de remise en cause de chaque personnage…Et l’histoire est d’ailleurs toujours en cours au bout d’une petite quinzaine de jeux. Ce qui est également propre à Cube Escape, c’est son ambiance. Bien servie par la musique et les effets sonores, les Cube Escape ont tous quelque chose de bizarre, d’étrange, de sordide, de dérangeant. Une éternelle impression que quelque chose ne va pas.

Une pièce vieillote avec au centre un homme à tête de corbeau assis dans un fauteuil.
Là par exemple, il y a un homme corbeau assis dans la pièce, on peut se dire que ça va moyen.

Twin Peaks n’est d’ailleurs pas la seule influence utilisée par les créateurs. On peut y retrouver pêle-mêle des références directes ou non à la Bible, à Van Gogh, au surréalisme, à la mythologie égyptienne, à l’alchimie, etc.

Du coup, on pourrait se dire qu’il est difficile de construire une histoire qu’on peut à peu près suivre dans un univers aussi vaste et absurde, et encore plus difficile d’y construire des énigmes logiques. Point d’inquiétude, on s’y retrouve. Les énigmes nous font réfléchir sans pour autant rester bloqués des jours dessus et le site du studio fournit des vidéos pas à pas de chaque jeu. Même si de l’extérieur elles paraissent absurdes, les énigmes possèdent une logique interne au jeu assez simple à suivre. Quant à l’histoire, les jeux composent la mosaïque du récit et adoptent le point de vue de plusieurs personnages et à différentes dates entre les années 1800 et les années 1970. Cependant, un fil rouge est bien présent, et chaque jeu comporte des éléments déjà vus auparavant. Même en n’étant pas très attentif, il est possible de comprendre l’intrigue principale. Et si l’on est curieux, on peut se rendre sur le site du studio qui met à disposition un schéma de la chronologie de l’histoire, ou encore sur les différents sites de fans très bien faits et assez exhaustifs.

Pas mal pour des petits jeux mobiles auxquels on peut jouer quelques minutes dans les transports, hein ?

D’autant que ce n’est pas fini, car j’aimerais qu’on se focalise sur un point central du jeu.

Sympathy for the Devil

Il est grand temps de poser une alerte spoilers : ce paragraphe va révéler quelques aspects clés de l’intrigue de Cube Escape. Cela ne vous empêchera pas de suivre l’histoire et ça ne concernera pas la solution des énigmes. En revanche il y aura de très gros spoilers sur l’intrigue de Twin Peaks donc vous voilà prévenu.es.

Dans ces deux œuvres, on retrouve le même type de figure maléfique : sombre, démoniaque, représentant le Mal avec un grand M. Cependant, leurs représentations sont sensiblement différentes et aboutissent finalement à des regards radicalement opposés de ce qu’on appelle « le Mal ».

Dans Twin Peaks, on finit par comprendre que l’assassin et le violeur de Laura Palmer n’est autre que son propre père Leeland. Mais Leeland semble être possédé par une force démoniaque appelée Bob (oui c’est moins classe que Lucifer mais bon). Leeland n’aurait donc pas eu conscience de tous les crimes qu’il a commis (envers Laura ou ses autres victimes). La présence de Bob n’est pas évoquée que par Leeland, plusieurs personnages dont Dale (l’enquêteur et le personnage principal) ont des visions de Bob. Bob finit d’ailleurs par quitter le corps de Leeland et par posséder Dale. La question de savoir si Bob existe réellement en tant que force surnaturelle, en tant que seconde personnalité de Leeland ou en tant que force présente chez tous les êtres humains commettant des mauvaises actions est discutée par les personnages.

Dans Cube Escape, nous sommes confrontés dans tous les jeux à « l’Âme Corrompue » (« Corrupted Soul » en anglais) qui est une simple silhouette sombre aux yeux brillants, toujours présentée dans des moments menaçants ou effrayants. Sachant que l’on joue plusieurs personnages dans les différents jeux, cela signifie qu’on retrouve l’Âme Corrompue chez tous les personnages principaux, souvent en regardant dans un miroir.

Un miroir dans lequel une ombre humanoïde aux yeux brillants se regarde.
Comme ceci.

Le fait de représenter le Mal de façon symbolique par des figures maléfiques peut paraître comme un simple choix scénaristique mais cela offre toute une vision  des comportements criminels. Personnellement, l’approche consistant à tout remettre sur le dos d’un démon ou du Diable me dérange beaucoup. Ça crée des situations très manichéennes avec des méchants totalement déresponsabilisés, qui ne pouvaient pas y faire grand-chose ou alors qui étaient prédestinés à cela. Ça évite de considérer la violence comme une série de facteurs identifiables, des comportements appris, des schémas qui se répètent, etc. Cela montre la figure du criminel comme un Monstre, un Autre, profondément inhumain, ce qui nous distancie de ses actions et empêche quiconque de se remettre en question.

Cependant, vous pourriez objecter : justement, les symbolismes du Mal adoptés dans les deux œuvres ne sont peut-être pas là en tant que démon mystique extérieur aux humains mais en tant que potentiel de mauvaises actions que chaque humain a en lui et qui peut se réveiller à certains moments. Symboliser le Mal de cette façon en ferait un portrait humain. Alors regardons de plus près les deux œuvres.

Comme dit précédemment, dans Twin Peaks, les protagonistes eux-mêmes discutent de Bob comme potentiel maléfique présent chez tout le monde. Mais la suite du récit ne concorde pas avec cette théorie. Pourtant, dans Twin Peaks, les violences sont extrêmement réalistes : des violences conjugales, racistes et xénophobes, de l’exploitation sexuelle de jeunes femmes, des viols et des meurtres survenant non pas d’inconnus mais de proches. Bob aurait pu représenter tout cela. Sauf que Bob ne possède pas tout le monde. Bob est clairement présenté dans la narration comme un démon, une entité propre, prenant possession d’humains. Il possèderait Leeland depuis l’enfance. On voit le moment exact pendant lequel il sort du corps de Leeland, et on comprend également qu’il possède Dale à la fin. Alors que des délinquants et des criminels, il y en a une pelletée à Twin Peaks, et Bob n’est pas parti leur faire une petite visite. Du coup, l’ambiguïté qui aurait pu peser sur ce personnage est complètement levée. On se concentre entièrement sur cette figure mythologique du Mal venu de l’enfer, celui qui a tué Laura Palmer, le meurtre servant de base à la série. Au final, ça éclipse même pas mal les autres formes de violence. J’ai adoré suivre Twin Peaks et parfois j’aime certaines histoires qui restent manichéennes. Mais je trouve ça dommage vu toutes les pistes qu’offrait l’univers de Lynch.

Si on se tourne du côté de Cube Escape, il n’y a pas de discussion explicite sur l’Âme corrompue chez les personnages. On constate qu’elle est présente à chaque jeu et se retrouve dans tous les personnages principaux ainsi que beaucoup de personnages secondaires. Cela évoque déjà plus un aspect universel du « Mal ». De plus, elle apparaît la plupart du temps lorsque l’on manipule les cubes noirs qui représentent les souvenirs douloureux des personnages. Les comportements violents (sur soi ou envers les autres) apparaissent donc à la suite d’expériences violentes et douloureuses…Ce qui est une piste déjà plus intéressante à suivre. Précisons également que le fait que l’on soit dans un jeu vidéo offre une dimension interactive impossible à retranscrire à la télé : on incarne ces personnages et on est actif lorsqu’ils commettent ces actions. Malgré l’ambiance parfois absurde et étrange de Rusty Lake, les actes violents sont souvent effectués par le.a joueur.euse dans la même logique que le reste des énigmes, et les émotions sont la plupart du temps absentes chez les personnages de Rusty Lake. Tout cela se situe plutôt à l’opposé de la thèse du démon qui possède certaines personnes qui n’auront pas conscience des crimes qu’ils commettent.

Une salle avec à gauche un homme à tête de cerf tenant des poupées vaudou et à droite un homme qui brûle à certains endroits du corps.
Ici, par exemple, on fait du vaudou sur le monsieur à droite et il n’apprécie pas trop.

Alors, nuançons cela par la quasi-absence de choix dans les jeux : les actes violents sont nécessaires si l’on veut avancer dans le jeu. Cependant, on incarne une personne et on retrace tous les évènements de Rusty Lake et de leurs vies. Les auteurs ont sûrement souhaité un minimum de linéarité dans l’histoire. En outre, il existe souvent des chronologies/réalités alternatives dans les jeux dans lesquelles on parvient à vaincre cette Âme Corrompue.

La seconde nuance c’est que l’histoire inclut beaucoup des références à une éventuelle maladie mentale des personnages. Rusty Lake est ainsi sensé être un lieu de soins et de repos selon certains éléments du récit. Cube Escape n’est pas fini mais j’espère que ça ne tombera pas dans l’aspect très réducteur du « en fait, les méchants étaient fous malades mentaux donc ça explique tout voilà ». Je croise les doigts.

Une table avec un téléphone et une brochure sur laquelle est écrit "Rusty Lake mental health fishing"
Une publicité vantant la pêche et un institut de santé mentale à Rusty Lake.

Comme vous pouvez le constater, non seulement sur cet aspect, Cube Escape se détourne franchement de Twin Peaks et adopte sa propre vision, mais toutes ces réflexions sont générées par de petits jeux mobiles. Alors, comment on crée un jeu mobile court, divertissant, avec une identité forte et autant de profondeur ? Pour savoir cela, regardons un peu ce qui se passe du côté de la production.

Pub à clics

Rusty Lake n’est pas que le lieu étrange où se déroulent tous les Cube Escape. C’est aussi le studio créateur des Cube Escape basé à Amsterdam et composé de deux personnes : Robin et Marteen qui ont étudié à l’origine le droit et l’architecture. Ils se sont rencontrés en ligne et ont commencé à travailler sur des projets personnels ensemble. Ils possèdent à présent un studio indépendant et viable.

Dessins de deux hommes représentant Robin et Marteen, fondateurs de Rusty Lake
Présentation des fondateurs du studio sur leur site Internet.

Comment cela s’est-il fait ? Eh bien ils ont créé deux séries de jeux : les Cube Escape sont relativement courts et gratuits. Les Rusty Lake sont plus longs et peu chers (le plus cher est à 4 €). Ils sont tous situés dans le même univers et racontent tous une partie de l’histoire. Les jeux gratuits font donc de la pub pour le studio et la saga ce qui donne envie de jouer aux jeux payants pour en apprendre plus. Ils ont également mis des pubs dans leurs jeux gratuits afin que ce soit rentable mais en les plaçant stratégiquement dans le jeu pour éviter de ruiner l’ambiance. Leur dernier jeu, Cube Escape Paradox, est quant à lui un mélange des deux modèles : le premier chapitre est gratuit, le second payant. Il y a également eu un Kickstarter pour ce dernier projet.

Personnellement, en plus d’être viable, il me semble que le modèle fonctionne très bien côté joueur.euse. Les pubs ne sont pas dérangeantes (bon, si vous y êtes vraiment allergiques c’est plus compliqué) et le fait que ce soit gratuit a convaincu beaucoup de gens de tester Cube Escape. L’univers étant intrigant, cela pousse effectivement à découvrir les jeux payants. Pour autant, ce n’est pas une histoire bourrée de cliffhangers 1 et si vous aimez simplement résoudre des énigmes gratuitement dans cette ville bizarre, vous serez comblés. Je suis en revanche assez déçue du tout dernier jeu dont le premier chapitre est gratuit mais qui ne peut être fini sans payer. Pour le coup, on se sent contraints de payer pour avoir toute l’expérience. J’espère qu’ils ne poursuivront pas sur cette voie, mais je reste très contente que des créateurs originaux sur mobiles arrivent à en vivre de façon indépendante. Et j’attends avec impatience leurs prochains opus.

Cube Escape, le film : le retour de la vengeance 2

Cube Escape est une saga encore en cours et qui ne cesse d’évoluer puisque le dernier chapitre inclut un court-métrage disponible sur Youtube. Si l’acteur principal était très bon et l’ambiance bien travaillée, cela n’a pas apporté grand-chose à ma partie. Jouer avant le film conduit à connaître la fin du film. Regarder le film avant de jouer conduit à se révéler certaines énigmes et la fin du jeu. J’aime pourtant beaucoup ces tentatives de créer un projet transmédia, et je me questionne sur ce qu’ils feront de cet essai par la suite.

Un homme est assis dans une pièce vieillote.
Extrait du court-métrage de Cube Escape : Paradox.

Dans tous les cas, je vous encourage fortement à essayer Cube Escape entre quelques arrêts de métro. On voit souvent les jeux mobiles comme de petits jeux simples faits pour s’amuser rapidement (ce qui n’est pas un défaut et c’est un genre de jeu en soi) mais beaucoup d’œuvres de cette plateforme sont tout aussi profondes que celles des autres plateformes, et proposent des expériences totalement nouvelles. Cube Escape n’en est qu’un exemple. Et si ça ne vous plaît pas, vous aurez au moins passé le temps pendant le trajet demain au boulot sans rien dépenser.

PS : Je tenais également à prévenir les personnes sensibles, le jeu peut être assez morbide et comporte quelques jumpscares2 . Personnellement, je suis une grande flippette du genre à regarder un film d’horreur à travers mes doigts écartés devant les yeux et je peux y jouer sans problème. Le côté glauque est désamorcé par le côté absurde et les dessins 2D non réalistes selon moi. A vous de voir si cela vous correspond.

Avez-vous envie de tester Cube Escape ? Jouez-vous déjà à d’autres jeux mobiles du même style ? N’hésitez pas à partager votre avis !

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Vous trouverez ici le lien du site du studio avec tous les jeux à disposition. Ils sont également disponibles sur le Google store et l’Apple store. Le site contient aussi les liens vers les jeux payants qui sont disponibles sur Steam ou Itch.io.

Crédits images : votre humble autrice

  1. Lorsque qu’une histoire s’arrête à un moment clé, souvent une fin ouverte, sans résolution
  2. Élément apparaissant soudainement dans un film ou un jeu dans le but de faire peur au public
4 commentaires Ajoutez les votres
  1. Merci pour cet article très intéressant, j’adore l’univers Rusty Lake, on attend toujours la suite avec impatience !!

    1. Merci beaucoup pour le retour 🙂 Moi aussi, c’est une de mes licences préférées sur mobile ! Le studio a sorti 2 autres jeux (dans la série payante il me semble) depuis mais j’attends un peu pour pouvoir rattraper plusieurs jeux d’un coup ^^

    2. Ohaw chapeau franchement moi j’ai pas pu attendre j’ai joué et rejoué à tout les jeux sortis, j’ai un peu moins accroché avec les deux derniers justement, après ça se voit qu’ils ne se reposent pas sur leurs lauriers et qu’ils testent un peu de nouvelles choses et c’est appréciable d’ailleurs on peut voir sur leur site que ça va être le cas avec « The past within » qui va sortir cette année, pour l’instant mes coups de cœur ca a vraiment été Paradox et Roots !

      1. Haha, c’est parce que je fonctionne par phase, mais j’avais tout fait d’un coup quand j’avais découvert la licence x) J’aime aussi beaucoup qu’ils tentent des choses, même si j’avais trouvé le court métrage Paradox un peu redondant avec le jeu (je préfère ça à du répétitif, et je suis contente qu’ils s’amusent avec ça), mais les nouveaux m’intriguent ! Roots est aussi un de mes préférés, on en savait un plus sur la famille, et ils dosaient de façon plus audacieuse le côté malsain haha. Seasons était mon premier et j’étais vraiment impressionnée, j’avais aussi beaucoup apprécié Theatre, où je reconnaissais encore plus l’influence Lynchienne.

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